L’isoloir universel ? La globalisation du scrutin secret au XIXe siècle

Le vote secret est actuellement considéré comme la seule méthode qui puisse assurer la sincérité des élections. Tel n’a pas toujours été le cas. Cet article se veut une contribution à une histoire critique et en devenir de l’acte de vote. Au cours du «  long  » dix-neuvième siècle, l’adoption du vot...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Glavni autori: Crook, Malcolm, Crook, Tom
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue d’histoire du XIXe siècle 2012
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Le vote secret est actuellement considéré comme la seule méthode qui puisse assurer la sincérité des élections. Tel n’a pas toujours été le cas. Cet article se veut une contribution à une histoire critique et en devenir de l’acte de vote. Au cours du «  long  » dix-neuvième siècle, l’adoption du vote secret provoqua un grand débat dans les pays occidentaux. Cette discussion devint globale à travers la comparaison entre les systèmes électoraux. Cette approche transnationale de la réforme, fondée sur des réseaux internationaux de communication plus rapides, est cependant restée dans l’ombre, alors qu’elle est essentielle pour comprendre l’invention et la diffusion à travers le monde de l’«  australian ballot  », avec son bulletin officiel imprimé et surtout son isoloir. Une innovation d’origine coloniale a ainsi inspiré le renouveau des procédures électorales en Angleterre et aux États-Unis, puis en Belgique et en France. La diffusion du vote secret offre un excellent exemple de circulation des idées et des pratiques. Dans ce cas néanmoins, des spécificités locales ont persisté, faisant ainsi obstacle à l’adoption d’un modèle uniforme.