Une souveraineté populaire masquée : le cas de l’Italie sous la Restauration
Cet article analyse en premier lieu les usages discursifs de l’énoncé « souveraineté populaire » dans le langage politique italien du premier XIXe siècle. Il montre comment le discours public légal est monopolisé, au moins jusqu’en 1848, par des auteurs qui soit l’assimilent à un crime, soit la conf...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2011
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article analyse en premier lieu les usages discursifs de l’énoncé « souveraineté populaire » dans le langage politique italien du premier XIXe siècle. Il montre comment le discours public légal est monopolisé, au moins jusqu’en 1848, par des auteurs qui soit l’assimilent à un crime, soit la configurent sur un mode oligarchique. Seuls des groupes minoritaires, d’essence démocratique, la revendiquent explicitement. Cependant, une modalité singulière de souveraineté populaire, cachée ou masquée, émerge dans le monde secret de la conspiration politique, à travers des formes d’expression symbolique. Pour autant, même les partisans de la souveraineté populaire – Mazzini compris – la soumettent à un certain nombre de limitations. Ils la considéraient comme un horizon à atteindre, à l’issue d’un mouvement d’éducation politique des masses. Paradoxalement, une souveraineté socialement plus inclusive est parfois mise en acte dans des moments insurrectionnels qui renvoient à un ordre corporatif traditionnel, singulièrement dans le Mezziogiorno. |
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