La construction rituelle de la souveraineté populaire : deuils protestataires (Paris, 1815-1840)
La souveraineté populaire, souvent pensée en termes juridiques, est ici envisagée comme une construction rituelle, à l’âge du « gouvernement représentatif ». Sont ici étudiés, dans cette perspective, plusieurs dizaines de deuils protestataires – funérailles d’opposants et deuils de victimes politiqu...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La souveraineté populaire, souvent pensée en termes juridiques, est ici envisagée comme une construction rituelle, à l’âge du « gouvernement représentatif ». Sont ici étudiés, dans cette perspective, plusieurs dizaines de deuils protestataires – funérailles d’opposants et deuils de victimes politiques – dans la capitale parisienne. Ces deuils collectifs sont analysés comme des moments critiques de tension entre l’expression d’un hommage, la reconnaissance de la représentation politique et la quête de la souveraineté populaire. Une souveraineté fugace, contestée, souvent normalisée de l’intérieur. Plusieurs niveaux de souveraineté sont analysés : une souveraineté proprement funéraire, qui institue le peuple de Paris en juge et ordonnateur des honneurs publics ; une souveraineté de contrôle civique des « représentants » ; une souveraineté d’exception, incarnée dans le droit à l’insurrection et l’aspiration à une justice punitive directe. |
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