Le paradoxe des émigrants indésirables pendant la monarchie de Juillet, ou les origines de l´émigration assistée vers l´Algérie
Dès le début de la conquête française, l’Algérie a été perçue comme une possible colonie de peuplement. Toutefois, l’accomplissement de ce projet d’une « Nouvelle France » sur la rive sud de la Méditerranée a rencontré de nombreux obstacles : les réticences des Français à émigrer, la violence de la...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2013
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dès le début de la conquête française, l’Algérie a été perçue comme une possible colonie de peuplement. Toutefois, l’accomplissement de ce projet d’une « Nouvelle France » sur la rive sud de la Méditerranée a rencontré de nombreux obstacles : les réticences des Français à émigrer, la violence de la conquête militaire, mais aussi la difficulté à s’approprier les terres algériennes et « l’inaptitude » des premiers colons. La politique coloniale de la monarchie de Juillet visait à contourner ces difficultés en encourageant l’émigration de « bons sujets », répondant à des critères moraux, professionnels et physiques. Cet article, en analysant la politique d’émigration assistée, revient sur la définition du « bon colon », sur les tentatives de recrutement de provinciaux pour l’Algérie, mais aussi sur les conflits que cette émigration a fait surgir entre Paris, Alger et les autorités locales. Il met aussi en évidence les caractéristiques sociales des quelque vingt mille individus bénéficiaires d’un « passage gratuit » dans les deux premières décennies de la conquête. |
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