Propriété, polygamie et statut personnel en Algérie coloniale, 1830-1873
Cet article étudie le rôle joué par la polygamie au cours du XIXe siècle dans la perception coloniale des populations indigènes et dans la construction des catégories du droit colonial. Si l’iconographie orientaliste accordait une place centrale au harem, les premiers modèles de colonisation ne cons...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2013
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Cet article étudie le rôle joué par la polygamie au cours du XIXe siècle dans la perception coloniale des populations indigènes et dans la construction des catégories du droit colonial. Si l’iconographie orientaliste accordait une place centrale au harem, les premiers modèles de colonisation ne considéraient pas la polygamie comme une composante essentielle du droit « musulman ». Ils voyaient plutôt en elle un effet de l’organisation sociale nomadique, appelé à disparaître à la suite de réformes économiques visant la propriété foncière. À partir des années 1860, au contraire, la polygamie devint le symbole de la spécificité d’un droit religieux juif et musulman, considéré comme un tout cohérent et immuable. En analysant cette transformation, l’article propose une généalogie du « statut personnel » musulman, et montre comment ce statut fut progressivement détaché des questions foncières, susceptibles, elles, de réformes. |
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