Césarine de Jean Richepin ou la neutralité impossible

Césarine, de Jean Richepin, paru en 1888, est un roman surprenant. L’intrigue, assez banale (une histoire d’amour contrariée par la figure du père), se déroule pendant la Commune de Paris. Or le lecteur est frappé par la place mineure qu’occupe, dans le roman, l’événement historique. Les communards...

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ग्रंथसूची विवरण
में प्रकाशित:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
मुख्य लेखक: Granier, Caroline
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
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विवरण
सारांश:Césarine, de Jean Richepin, paru en 1888, est un roman surprenant. L’intrigue, assez banale (une histoire d’amour contrariée par la figure du père), se déroule pendant la Commune de Paris. Or le lecteur est frappé par la place mineure qu’occupe, dans le roman, l’événement historique. Les communards sont présentés comme des combattants irresponsables, sans projet politique, comme dans les nombreux romans anti-communards de l’époque. Jean Richepin était pourtant une figure connue de la bohème parisienne, de tendance républicaine, et même proche, à ses débuts, des quelques personnalités anarchistes, comme le montre son admiration (ambiguë) pour Jules Vallès. Nous tentons ici de relire ce roman à la lumière des enjeux politiques de la Troisième République et des choix idéologiques de son auteur. La lecture que ne proposons met à jour les contradictions de Richepin, en révélant une signification cachée (c'est-à-dire non immédiatement apparente) de la Commune. Si le narrateur du roman n’est pas à même de comprendre le sens de l’événement, une lecture allégorique fait ressortir une interprétation politique de l’insurrection de 1871 (une filiation entre la République et la Commune). Resurgit alors l’Histoire que l’intrigue avait tenté d’évacuer.