En finir avec la société ? Un débat historiographique

L’auteur propose quelques réflexions sur l’argumentaire de Gareth Stedman Jones à propos de l’histoire sociale et du tournant linguistique dans l’historiographie britannique (Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 33, 2006, p. 143-166). Il s’interroge d’abord sur la fabrication et les usages des étique...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Glavni autor: Topalov, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue d’histoire du XIXe siècle 2010
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:L’auteur propose quelques réflexions sur l’argumentaire de Gareth Stedman Jones à propos de l’histoire sociale et du tournant linguistique dans l’historiographie britannique (Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 33, 2006, p. 143-166). Il s’interroge d’abord sur la fabrication et les usages des étiquettes dans l’organisation sociale et symbolique des disciplines savantes. Il s’arrête ensuite sur la genèse de celle de linguistic turn, ses définitions et ses fortunes distinctes de part et d’autre de la Manche, dont témoignent par exemple les positionnements de Gareth Stedman Jones et de Roger Chartier. Il discute enfin la façon dont est reconstruite par Gareth Stedman Jones une continuité intellectuelle de longue période en Grande-Bretagne sur le primat du « social » sur le « politique », de la Réforme à E.P. Thompson. Pour suggérer que ces continuités supposées sont le résultat de réappropriations du passé pratiquées au présent et inscrites dans l’action – à la manière des fabrications d’étiquettes dans les champs savants. Dans cette perspective, prendre au sérieux les mots, c’est s’intéresser au rôle qui leur est donné par des acteurs dans des interactions sociales. C’est pratiquer, finalement, une autre histoire sociale.