Mots et pratiques. L’industrie cotonnière gantoise, les crises et la perception patronale de la concurrence internationale, 1790‑1914
Cette contribution vise à examiner l’utilisation de l’idée de “ concurrence internationale ” dans les discours du patronat du textile gantois au XIXe siècle. Il s’agit d’analyser l’argumentation, et non de privilégier la confrontation du discours avec la réalité historique. Le discours patronal, abo...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cette contribution vise à examiner l’utilisation de l’idée de “ concurrence internationale ” dans les discours du patronat du textile gantois au XIXe siècle. Il s’agit d’analyser l’argumentation, et non de privilégier la confrontation du discours avec la réalité historique. Le discours patronal, abordé à partir des interventions parlementaires, des brochures et des pétitions, se référait constamment au péril évident qu’était la concurrence étrangère, afin de faire pression sur le gouvernement par une intervention parfois discrète, parfois ferme, exigeant des mesures douanières. Le patronat du textile réussissait ainsi à effacer beaucoup des contradictions entre filateurs et tisserands, et à s’appuyer sur les ouvriers jusque vers 1850. Dans la seconde moitié du siècle, les contradictions internes et vis-à-vis des ouvriers le conduisirent à user à de stratégies et de discours différents. Le “ discours-catastrophe ” permanent ne visait pas uniquement à obtenir des mesures douanières, mais aussi à influencer directement les rapports avec les ouvriers. Les cris d’alarme des barons du coton, qu’ils fussent ou non fondés sur la réalité, eurent bel et bien des effets sur cette même réalité. |
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