Politique et réseaux. Logiques de la mobilisation politique populaire dans une vallée suisse, 1839-1900

Depuis plusieurs années, le thème des réseaux sociaux est au centre de l’intérêt des études historiques. Est-il possible de formaliser l’analyse de réseaux sociaux spécifiques – parenté, clientèle, solidarités locales, etc. – afin d’en analyser l’influence sur des événements historiques et des indiv...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
מחבר ראשי: Guzzi-Heeb, Sandro
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue d’histoire du XIXe siècle 2010
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Depuis plusieurs années, le thème des réseaux sociaux est au centre de l’intérêt des études historiques. Est-il possible de formaliser l’analyse de réseaux sociaux spécifiques – parenté, clientèle, solidarités locales, etc. – afin d’en analyser l’influence sur des événements historiques et des individus précis ? L’étude présentée prend en considération les luttes souvent violentes entre radicaux et conservateurs dans le Val de Bagnes, en Valais (Suisse), entre 1839 et 1900. La comparaison entre les généalogies des familles de la vallée et les informations sur la vie politique et sociale nous permet de relever l’influence de la parenté dans l’organisation des factions politiques. Les réseaux de parenté sont toutefois ouverts et souples, permettant des adaptations aux évolutions de la situation politique, économique et sociale. L’affaire autour du faux-monnayeur italien Joseph S. Farinet, dans les années 1870, nous permet par exemple de suivre l’évolution des réseaux de solidarité, à la suite d’une crise politique, ainsi que l’émergence de nouvelles activités économiques, notamment  le tourisme, avec les hôteliers, les aubergistes et les guides de montagne souvent liés au milieu radical. L’analyse permet également de nuancer l’influence des réseaux de patronage : les collaborations horizontales, à l’intérieur des classes populaires, semblent mieux expliquer les solidarités politiques.