Violence verbale et délit politique. 1800-1830 

L’espace public français à l’orée du XIXe siècle ne demeure pas silencieux. Il bruisse de mots hostiles au pouvoir que l’intense surveillance policière permet de saisir dans leur contexte et dans leur signification. Sans être dupe du caractère biaisé des sources utilisables, l’historien peut percevo...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Autor principal: Petiteau, Natalie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue d’histoire du XIXe siècle 2010
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’espace public français à l’orée du XIXe siècle ne demeure pas silencieux. Il bruisse de mots hostiles au pouvoir que l’intense surveillance policière permet de saisir dans leur contexte et dans leur signification. Sans être dupe du caractère biaisé des sources utilisables, l’historien peut percevoir par leur étude des traits essentiels des modes de politisation des anonymes, des représentations du souverain, des registres de la contestation. Certes, la politisation ici observée n’est que celle de la protestation, mais par deux enquêtes parallèles, l’une sur l’Empire, l’autre sur la Restauration, il est possible de progresser dans l’analyse des cadres dans lesquels les Français du premier XIXe siècle pensaient le politique.