Anthropologie et progrès dans la philosophie de l’histoire d’Alphonse Esquiros. Le système des Fastes populaires

Alphonse Esquiros systématise, dans les Fastes populaires, 1851-1853, ses réflexions antérieures pour fonder une nouvelle philosophie de l'Histoire susceptible de rendre compte de la révolution de 1848. Démontrant la répétition de la Nature dans l'Histoire, il jette les bases d'une ph...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Главный автор: Rignol, Loïc
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Alphonse Esquiros systématise, dans les Fastes populaires, 1851-1853, ses réflexions antérieures pour fonder une nouvelle philosophie de l'Histoire susceptible de rendre compte de la révolution de 1848. Démontrant la répétition de la Nature dans l'Histoire, il jette les bases d'une philosophie naturaliste du progrès humain. En effet, la dynamique du perfectionnement animant l'Univers, se déploie, en abrégé, dans les races humaines, monades déterminant, comme le démontrent les travaux de l'abbé Frère, le progrès nécessaire des sociétés. Il applique ce schéma à l'histoire nationale en recherchant dans les races l'origine et les secrets de l'Histoire de France. Il montre, en révisant le canevas historique proposé par les historiens bourgeois, le mouvement lent de libération des races asservies. La Révolution française émancipa la classe bourgeoise, de race romaine, mais perpétua à son profit le système de domination exercé sur la classe ouvrière, de sang gaulois. La Seconde République marque avec éclat sa volonté de libération, entamée depuis des siècles, par la dialectique des croisements. À partir de ces considérations historiographiques, la pensée d'Esquiros invite enfin à explorer l'ambition scientifique des doctrines socialistes de cette époque.