Musique populaire et musique savante au XIXe siècle. Du "peuple" au "public"
La production culturelle englobe des formes musicales dont les statuts sont très variés. La chanson du colporteur et la partition symphonique n'appartiennent pas au même "genre" ni par leurs conditions de production, i par leurs formes matérielles, leur circulation, leur public, leur...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La production culturelle englobe des formes musicales dont les statuts sont très variés. La chanson du colporteur et la partition symphonique n'appartiennent pas au même "genre" ni par leurs conditions de production, i par leurs formes matérielles, leur circulation, leur public, leur postérité. À ce sujet, l'étude des évolutions en cours au XIXe siècle est intéressante de plusieurs points de vue. D'abord, parce que c'est alors que les institutions destinées à former des "spécialistes" de la musique à l'usage de la société post-révolutionnaire se créent et que de nouveaux enjeux économiques, sociaux, politiques même, régissent la professionnalisation des musiciens. Ensuite, parce que cet objet permet de penser les pratiques culturelles en termes d'appropriation différentielle, et peut-être de comprendre comment la musique a progressivement cessé d'être une forme d'expression universelle, largement populaire, pour devenir à la fois un produit destiné à un marché et un critère de disctinction sociale. |
|---|