De l'esclavage et du bagne en Guyane française
L'auteur montre ici que l'abolition de l'esclavage en 1848 et l'envoi des premiers transportés sont deux événements non seulement intrinsèquement liés mais de même nature, qui assimilent dans la tête des législateurs le condamné à l'esclave. Il faut souligner que les condamn...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | L'auteur montre ici que l'abolition de l'esclavage en 1848 et l'envoi des premiers transportés sont deux événements non seulement intrinsèquement liés mais de même nature, qui assimilent dans la tête des législateurs le condamné à l'esclave. Il faut souligner que les condamnés sont ici des volontaires. Mais l'encadrement religieux, la discipline et surtout la disparition de l'individu derrière un matricule montrent une volonté de destituer les condamnés de leur dignité, de faire d'eux un instrument de travail attaché au sol de la Guyane, mais sans droit sur celui-ci. Même les concessionnaires libérés restent soumis à un contrôle permanent dans leurs agissements privés et placés sous la menace constante de se voir retirer leurs terres et leurs troupeaux. |
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