Élargissement de la citoyenneté, limitation de la naturalisation : la conscription, pierre de touche du débat
On ignore souvent qu'au siècle dernier, la mise en place du service militaire a été débattue en parallèle avec la construction de la citoyenneté française. L'un des enjeux communs à ces deux débats est le devoir de l'étranger à l'égard de la conscription, perçue comme un fardeau....
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | On ignore souvent qu'au siècle dernier, la mise en place du service militaire a été débattue en parallèle avec la construction de la citoyenneté française. L'un des enjeux communs à ces deux débats est le devoir de l'étranger à l'égard de la conscription, perçue comme un fardeau. L'exemption relève toujours du " privilège " qui au nom de l'égalitarisme doit être supprimé. Mais bien entendu toute extension du service militaire conduit à définir des règles et des normes qui font affleurer des conceptions antagonistes de l'identité française. Comment affirmer le caractère national de l'armée sans accorder de droits civiques ? Doit-on privilégier une démarche volontaire sur l'automaticité ? À partir de combien de générations peut-on accorder la nationalité française ? Doit-on étendre la naturalisation ? Toutes ces questions posées en 1831 puis en 1848 ne seront réglées simultanément qu'en 1889, par la loi confèrant la nationalité à la seconde génération et celle créant la version républicaine du service militaire. |
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