La bourgeoisie en portrait . Albums familiaux de photographies des années 1860-1914

En proposant une analyse d’albums photographiques constitués par une famille de la bourgeoisie parisienne entre les années 1860 et la fin du siècle, cet article interroge la façon dont un groupe social se met en image. Cette question accompagne l’ascension de la bourgeoisie industrielle et commerçan...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Κύριος συγγραφέας: Charpy, Manuel
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue d’histoire du XIXe siècle 2009
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:En proposant une analyse d’albums photographiques constitués par une famille de la bourgeoisie parisienne entre les années 1860 et la fin du siècle, cet article interroge la façon dont un groupe social se met en image. Cette question accompagne l’ascension de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Reprenant les modèles aristocratiques, elle se passionne pour toutes les formes de portraits : peinture à l’huile, portraits à la silhouette, miniatures et enfin photographie. Sous le Second Empire, la bourgeoisie s’empare en même temps d’une image et d’un support : la photo-carte de visite, moins chère, de petit format et multiple à la différence du daguerréotype. Dans les ateliers, la bourgeoisie se met en scène avec l’aide des photographes en vue : Nadar, Carjat, Petit ou Disdéri. Objets mondains, ces photo-cartes deviennent, en rejoignant les albums, des images qui racontent l’histoire des familles et l’évolution individuelle des apparences. Pourtant, ces images se répètent à l’infini, indiquant la construction d’une apparence bourgeoise homogène. Ces galeries de portraits révèlent la discrète mais complexe codification du vêtement, le lent apprentissage d’une gestuelle, selon le sexe et les fonctions, qui emprunte à la peinture, aux gravures de mode et au théâtre. La fabrication et l’usage de ces images témoignent de la façon dont la bourgeoisie se perçoit et souhaite être perçue.