Maurice et La Réunion : deux îles de l'océan Indien face à la France de 1848
Dans l'île Maurice et celle de la Réunion, l'avènement de la Seconde République met en lumière les tensions sociales à l'œuvre dans ces sociétés coloniales. L'île Maurice, colonie anglaise et francophone où l'esclavage a été aboli depuis 1834, est dominée par des familles bl...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Príomhchruthaitheoirí: | , |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Dans l'île Maurice et celle de la Réunion, l'avènement de la Seconde République met en lumière les tensions sociales à l'œuvre dans ces sociétés coloniales. L'île Maurice, colonie anglaise et francophone où l'esclavage a été aboli depuis 1834, est dominée par des familles blanches, haïssant l'Angleterre, vivant dans le souvenir de la France de 1789 et espérant de l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte un retour dans le giron de la France, même si le régime républicain n'a pas vraiment leurs faveurs. La Réunion, colonie française est confrontée à l'abolition de l'esclavage, effective en décembre 1848, et qui heurte les intérêts politiques et économiques de colons hostiles à la république, malgré les efforts du commissaire envoyé par Paris. Les affranchis, ne montrent guère plus d'enthousiasme envers la révolution de février : leurs préoccupations essentielles se portent sur le droit au travail plutôt que sur l'exercice de la citoyenneté. |
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