La politisation des milieux populaires en France au XIXe siècle : construction d'historiens. Esquisse d'un bilan (1948-1997)
Interroger les méthodes empiriques des historiens qui ont cherché à statuer sur la nature de la politisation au XIXe en France permet de comprendre les acceptions de " politique " et de " populaire " proposées depuis un demi-siècle par un vaste ensemble de travaux. Les monographi...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Interroger les méthodes empiriques des historiens qui ont cherché à statuer sur la nature de la politisation au XIXe en France permet de comprendre les acceptions de " politique " et de " populaire " proposées depuis un demi-siècle par un vaste ensemble de travaux. Les monographies locales, sous l'impulsion décisive d'Ernest Labrousse, ont développé un modèle d'enquête spécifique en cherchant à mettre en évidence la hiérarchie des " facteurs déterminants " des comportements politiques et sociaux du " plus grand nombre ". Ces monographies ont tenté de contribuer à un projet général de Tableau politique de la France, et ont défini la " transition démocratique " durant la Seconde République comme le passage d'un " ancien régime " politique " archaïque " à la rationalisation de la vie politique moderne. Ont été confrontés le rôle d'éducateur des intermédiaires sociaux, du notable au militant, et les comportements populaires et/ou ouvriers contestataires et revendicatifs. Le " peuple " a été montré principalement sous un visage collectif et communautaire. Une attention accrue portée par l'historiographie récente aux singularités des protagonistes permet de rééquilibrer une conception évolutionniste de la politisation et de souligner les limites des notions de " retard " et d'" incapacité " populaires. |
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