Naissance d’une classe sociale : les fonctionnaires de bureau, du Consulat à la Monarchie de Juillet. Le cas de l’Isère.
La construction de l’État et la bureaucratisation de la société française – notamment de la société urbaine provinciale – au xixe siècle ont entraîné une augmentation des effectifs des fonctionnaires de bureau et la formation d’un groupe professionnel. Peut-on parler, pour ce groupe, d’une « classe...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
|
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La construction de l’État et la bureaucratisation de la société française – notamment de la société urbaine provinciale – au xixe siècle ont entraîné une augmentation des effectifs des fonctionnaires de bureau et la formation d’un groupe professionnel. Peut-on parler, pour ce groupe, d’une « classe sociale », et selon quelle définition de la classe sociale ? Les fonctionnaires de bureau, désormais plus nombreux, partageaient un certain nombre d’intérêts ou d’avantages, sociaux, économiques ou politiques (le prestige de la profession). Ils commençaient aussi à former une « classe en soi » : ils avaient une culture administrative et une sociabilité communes, un sentiment d’appartenance collective et parfois, comme beaucoup de groupes de statut, une tendance à un comportement collectif de ségrégation sociale par rapport au commun des citoyens. Malgré l’absence de certains critères de la définition marxiste, les fonctionnaires de bureau, surtout ceux des villes qui étaient plus nombreux et rassemblés en un même endroit, commençaient donc bien à former une classe sociale à part entière au début du xixe siècle. |
|---|