Le centenaire de la révolution de 1848 en France : unité et éclatement
Initiative de l'Assemblée Nationale, la commémoration du Centenaire de la révolution de 1848 par la France de l'après-guerre se veut à l'origine nationale et consensuelle. On dénombre une quarantaine d'expositions en province, et 94 parutions provoquées par la célébration allant...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2012
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Initiative de l'Assemblée Nationale, la commémoration du Centenaire de la révolution de 1848 par la France de l'après-guerre se veut à l'origine nationale et consensuelle. On dénombre une quarantaine d'expositions en province, et 94 parutions provoquées par la célébration allant de 1944 à 1952. L'ancrage à gauche et l'œcuménisme politique du tripartisme sont manifestes dans la composition de la commission nationale officielle mise en place en février 1947. Mais à partir de la fin de la même année, avec l'échec du tripartisme et le commencement de la guerre froide, le consensus initiale se brise. Toute commémoration nationale est devenue impossible. L'usage du passé se fait polémique. Socialistes, chrétiens démocrates et communistes s'affrontent dorénavant dans un souci d'appropriation de 1848. Lors du colloque du Centenaire tenu en Sorbonne du 30 mars au 4 avril 1948, l'étude scientifique l'emporte sur la commémoration symbolique, les circonstances de l'actualité expliquant par ailleurs la dimension européenne donnée à cette occasion au "printemps des peuples". En province, par exemple dans le Jura, petits notables locaux et militants souhaitent infléchir la commémoration dans un sens politique. Le Centenaire inaugure l'émergence de la province française comme objet d'histoire. |
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