Après Saint-Simon, les saint-simoniens : une succession à interroger
Étrangement, la procédure par laquelle le saint-simonisme prend la succession de Saint-Simon au nom du « nouveau christianisme » s’inspire du modèle de la monarchie catholique de droit divin défendu par les contre-révolutionnaires. Imposée par Olinde Rodrigues en contradiction avec le principe élect...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2026
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Étrangement, la procédure par laquelle le saint-simonisme prend la succession de Saint-Simon au nom du « nouveau christianisme » s’inspire du modèle de la monarchie catholique de droit divin défendu par les contre-révolutionnaires. Imposée par Olinde Rodrigues en contradiction avec le principe électif légué par la Révolution, elle est poussée à l’extrême par Enfantin et avalisée par ses opposants en dépit de leur attachement foncier aux idéaux démocratiques. En revanche, la célèbre formule qui énonce l’impératif de l’amélioration du sort de « la classe la plus pauvre et la plus nombreuse » s’avère constituer un rappel volontaire, par Saint-Simon d’abord, puis par ses continuateurs, de la politique conçue par Condorcet pour la Première République. Ces constats de complexité incitent à une lecture non pas séparée, mais croisée, de Saint-Simon et des doctrines qui s’inspirent de la sienne. |
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