Trois regards sur le Laocoon : la caricature selon Daumier, la photographie selon Braun, le livre d'histoire de l'art selon Ivins

La présence du Laocoon dans l’histoire et la théorie de l’art occidental a été déterminée par sa réception graphique depuis la découverte du groupe en 1506. Au xixe siècle, l’invention de la photographie rend possible des campagnes d’images qui ont transformé les regards sur les œuvres d’art, en int...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autore principale: Le Men, Ségolène
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue germanique internationale 2011
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La présence du Laocoon dans l’histoire et la théorie de l’art occidental a été déterminée par sa réception graphique depuis la découverte du groupe en 1506. Au xixe siècle, l’invention de la photographie rend possible des campagnes d’images qui ont transformé les regards sur les œuvres d’art, en introduisant une norme de reproduction réaliste, celle de « la chambre claire », et en permettant des parallèles visuels rapprochant des œuvres éloignées les unes des autres à des titres divers, et parfois incommensurables : alors commence l’expérience du « musée imaginaire ». Dans cette communication, il s’agira, à partir de Laocoon, chef-d’œuvre sculpté qui fut depuis la Renaissance une sorte d’étalon théorique de la pensée de l’art, d’appréhender les débuts de cette révolution de la « reproductibilité mécanique ». On abordera en parallèle deux œuvres à peu près contemporaines, une photographie de Braun en 1865 et une caricature de Daumier en 1868, que tout oppose – avant d’aborder les réflexions de Ivins sur la reproduction graphique du Laocoon.