Les pulsions caractérisées par leurs destins : Freud s'éloigne-t-il du concept philosophique de Trieb ?
Définir un destin des pulsions, comme le fit Freud en 1904, c’est contourner d’emblée les dualismes du corps et de l’âme, de la nature et de l’esprit : les pulsions sont un montage inventant une liaison plastique entre poussée, but, objet, et source. Nommer sexualité le champ des pulsions, c’est pos...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue germanique internationale
2011
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Définir un destin des pulsions, comme le fit Freud en 1904, c’est contourner d’emblée les dualismes du corps et de l’âme, de la nature et de l’esprit : les pulsions sont un montage inventant une liaison plastique entre poussée, but, objet, et source. Nommer sexualité le champ des pulsions, c’est poser que l’individualité humaine se forme temporellement sur leur terrain, dans la mesure où l’existence et la pensée relèvent du plaisir, du déplaisir et de l’angoisse. Pourtant, cette temporalité est celle d’un destin plus que d’une histoire : ce qui résiste à cette plasticité est une destructivité que Freud nomma « narcissisme » puis « pulsion de mort », et dont le concept se construit à partir des phénomènes de répétition dans la clinique psychanalytique. |
|---|