Inquiétude, désir et volonté de la loi dans la « Phénoménologie de l’esprit » de Hegel

Le but de cette étude est de montrer comment « l’inquiétude » (die Unruhe) qu’est « le Soi » (das Selbst) constitue l’affect moteur principal de la Phénoménologie de l’esprit. Une même structure contradictoire de négativité-positivité, privation-pulsion, manque-poussée, est présente dans toutes les...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
מחבר ראשי: Stanguennec, André
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue germanique internationale 2011
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Le but de cette étude est de montrer comment « l’inquiétude » (die Unruhe) qu’est « le Soi » (das Selbst) constitue l’affect moteur principal de la Phénoménologie de l’esprit. Une même structure contradictoire de négativité-positivité, privation-pulsion, manque-poussée, est présente dans toutes les figures de l’esprit : « inquiétude » de la conscience au sens étroit, « désir » de la conscience de soi, « volonté » rationnelle de la loi, « vie éthique » de l’esprit. Après avoir commenté les principales occurrences de « la pulsion » (der Trieb) dans le système hégélien, on montre que si la modalité proprement spirituelle de « la pulsion », à savoir « l’inquiétude du Soi », ne parvient pas à obtenir sa satisfaction dans la figure de l’État exigée dans l’ouvrage de 1807, elle l’acquiert bien dans les Principes de la philosophie du droit de 1821, dans la forme du « principe des États modernes ».