« Homo animal jacens ». Günther Anders à propos des vols spatiaux
Malgré son combat inlassable contre la technologie nucléaire, Günther Anders s’est toujours défendu contre l’accusation de technophobie. Cet article met en lumière cet aspect à partir de sa perception, en partie positive, du potentiel de la conquête spatiale. Les réflexions d’Anders sur les vols spa...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue germanique internationale
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Malgré son combat inlassable contre la technologie nucléaire, Günther Anders s’est toujours défendu contre l’accusation de technophobie. Cet article met en lumière cet aspect à partir de sa perception, en partie positive, du potentiel de la conquête spatiale. Les réflexions d’Anders sur les vols spatiaux dans Der Blick vom Mond (1970) sont ainsi analysées comme un élément à part entière de sa critique de la technique. Du point de vue de l’histoire des idées, la position d’Anders est située dans le contexte de l’anthropologie philosophique, dont il reprend et transforme certaines figures de pensée. La conquête spatiale apparaît chez lui à la fois comme une chance de connaissance et comme une intensification de l’aliénation moderne : le regard techniquement rendu possible sur la Terre ouvre de nouvelles dimensions de vérité, tandis que l’être humain, dans l’accomplissement de la technique, devient une pièce fonctionnelle de l’appareil. La revendication de la réversibilité principielle des développements techniques constitue le noyau normatif de son éthique de la technique. |
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