Hegel, critique « communautariste » du libéralisme de Rawls
Hegel est-il un libéral, comme l’affirma F. Fukuyama, ou peut-être plutôt, comme veulent nous en convaincre les interprétations de Ch. Taylor, un « communautariste »? Le concept d’État de Hegel et plus particulièrement la conception d’une éthique qui, au-dessus des étapes du droit et de la moralité,...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue germanique internationale
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Hegel est-il un libéral, comme l’affirma F. Fukuyama, ou peut-être plutôt, comme veulent nous en convaincre les interprétations de Ch. Taylor, un « communautariste »? Le concept d’État de Hegel et plus particulièrement la conception d’une éthique qui, au-dessus des étapes du droit et de la moralité, doit exprimer la liberté moderne comme « Bien vivant » et « puissance éthique », parlent en faveur d’une parenté avec le communautarisme. Mais s’il y a chez Hegel un « communautarisme », alors c’en est une forme dans laquelle se réfléchissent sa philosophie de l’histoire et une éthique de la reconnaissance ; une forme, qui se trouve par là à la hauteur d’une contre-position libérale, marquée par le kantisme. Pour cette raison, il est aujourd’hui également fructueux de confronter le libéralisme politique de John Rawls, qui se rattache expressément à la théorie kantienne du droit et de la morale, avec la compréhension hégélienne de l’État et de l’éthique. On verra qu’une critique « communautariste » de Rawls, s’appuyant sur Hegel, a pour elle de bons arguments, d’abord et avant tout sur la question de la construction des principes de la justice à partir d’une situation originelle. |
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