Freud en héritage : une identité postjudaïque ou marrane ?
L’identité juive aujourd’hui est traversée par certaines tensions, et cette crise de la « postjudéité » serait une judéité « à la carte ». La situation historique de Freud et de ses contemporains juifs était bien différente, mais on peut la mettre en résonance avec les identités flottantes « postjui...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue germanique internationale
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’identité juive aujourd’hui est traversée par certaines tensions, et cette crise de la « postjudéité » serait une judéité « à la carte ». La situation historique de Freud et de ses contemporains juifs était bien différente, mais on peut la mettre en résonance avec les identités flottantes « postjuives ». Sans culture juive véritable, Freud faisait pourtant état d’une transmission mystérieuse, et le débat sur ce thème a été relancé par Yerushalmi et par Derrida. L’hésitation de Freud entre la conception de la judéité comme héritage de traces mnésiques, matérielles, et la conception d’une « vérité historique » mentale, fantasmatique, construite à la manière d’un roman historique, aboutit au choix de filiations imaginaires, à une façon d’être et de devenir juif hors des assignations des « amis » comme des « ennemis ». Aujourd’hui encore le juif infidèle, le juif sans Dieu est toujours pris dans une nouvelle excentration. Le « marranisme » de Derrida peut être compris à la lumière de Freud. Le marrane et le postjuif apparaissent comme deux figures de notre temps de désaffiliation généralisée. |
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