Le devenir freudien du souvenir d’enfance

Le devenir épistémique du souvenir d’enfance éclaire la méthode de Freud. Le sens ultime du rêve est à chercher dans le nouage (Knotenpunkt) entre les restes diurnes, les impressions de l’enfance défigurées par le travail du rêve et des souvenirs d’enfance insistant étrangement. Dans son choix d’iso...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor principal: Tardits, Annie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue germanique internationale 2011
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le devenir épistémique du souvenir d’enfance éclaire la méthode de Freud. Le sens ultime du rêve est à chercher dans le nouage (Knotenpunkt) entre les restes diurnes, les impressions de l’enfance défigurées par le travail du rêve et des souvenirs d’enfance insistant étrangement. Dans son choix d’isoler les opérations psychiques pour en faire l’analyse, Freud s’attache dans la Traumdeutung aux traces mnésiques durables que le refoulement a rendues inconscientes. Avec l’étude du souvenir-écran, il analyse en 1899 la part prise par le fantasme dans la déformation du souvenir. Régulièrement réélaboré, le concept de souvenir-écran contribue à la découverte de l’opération du démenti (Verleugnung). Prenant appui sur les différentes modalités du travail du souvenir, Der Mann Moses und die monotheistische Religion construit l’hypothèse que, l’écriture de ses souvenirs d’enfance qu’après Cadès s’est donnée le peuple juif, ont opéré un refoulement et un démenti.