La « société comme destin ». Évolution d’un motif critique, de Benjamin à Adorno
Cet article examine la mobilisation critique du concept de destin par Walter Benjamin et Theodor Adorno. L’analyse indique comment ces penseurs développent une critique des institutions modernes en montrant qu’elles reproduisent, sous une forme nouvelle, l’expérience archaïque de la fatalité. Elle r...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue germanique internationale
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article examine la mobilisation critique du concept de destin par Walter Benjamin et Theodor Adorno. L’analyse indique comment ces penseurs développent une critique des institutions modernes en montrant qu’elles reproduisent, sous une forme nouvelle, l’expérience archaïque de la fatalité. Elle retrace l’évolution de cette critique depuis les premiers travaux de Benjamin sur le « destin démoniaque » jusqu’à la reprise par Adorno du concept lukácsien de « seconde nature ». Le concept dialectique d’« histoire-nature » (Naturgeschichte), élaboré par Benjamin puis Adorno, vient complexifier cette analyse en articulant de façon originale nature et histoire, et doit permettre de dépasser la dénonciation de la « naturalisation » des rapports sociaux pour ouvrir la voie à une pratique transformatrice. |
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