Une anthropologie impossible ?

Définir l’homme comme indéfinissable, n’est-ce pas encore le définir ? Nietzsche renvoie l’homme à son instabilité d’animal malade, sans « essence » autre que celle qui résulte d’un devenir indécis et d’une histoire contingente : mais le labyrinthe des traits par lesquels l’homme est décrit comme un...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Auteur principal: Choulet, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue germanique internationale 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Définir l’homme comme indéfinissable, n’est-ce pas encore le définir ? Nietzsche renvoie l’homme à son instabilité d’animal malade, sans « essence » autre que celle qui résulte d’un devenir indécis et d’une histoire contingente : mais le labyrinthe des traits par lesquels l’homme est décrit comme une force qui s’invente à coups de fictions et de malentendus n’a pas à nous faire renoncer à quelque invariant entre une « nature » introuvable (et pourtant lisible dans la volonté de puissance comme chaos) et une volonté réduite à l’affirmation d’un destin sans finalité ni raison.