L’écriture du paysage Jean Paul et les récits de voyage

Dans le paragraphe 80 de son Cours préparatoire d’esthétique (1803), Jean Paul pose la question du traitement littéraire des paysages et soumet les récits de voyage (dont il est lui-même pourtant un lecteur assidu) à une critique stylistique sévère. A partir de cette critique, il s’agit donc de s’in...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Κύριος συγγραφέας: Helmreich, Christian
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue germanique internationale 2011
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Dans le paragraphe 80 de son Cours préparatoire d’esthétique (1803), Jean Paul pose la question du traitement littéraire des paysages et soumet les récits de voyage (dont il est lui-même pourtant un lecteur assidu) à une critique stylistique sévère. A partir de cette critique, il s’agit donc de s’interroger sur ce qu’est, pour Jean Paul, un paysage en littérature et d’examiner les paysages jean-pauliens, tout particulièrement les paysages italiens du Titan (1800-1803) qui ont été écrits « en concurrence » avec les descriptions de Volkmann (Johann Jakob Volkmann, Historisch-kritische Nachrichten von Italien, Leipzig, 1770) et de Stolberg (Friedrich Leopold von Stolberg, Reise in Deutschland, der Schweiz, Italien und Sicilien, Königsberg, 1794). Ainsi se précisent certains des principes esthétiques jean-pauliens : refus de donner en littérature une simple copie de la nature, primauté du paysage imaginé sur le paysage réel, volonté de composition et de création d’un « paysage musical » diamétralement opposé à l’excessive précision de la camera obscura. Face au paysage, Jean Paul préconise un double apprentissage du regard et surtout du style. Pour percevoir, lire ou écrire le paysage, c’est bien l’imagination qui constitue dès lors l’instrument essentiel.