Le héros face au paysage. Kleist, l’idée de paysage et la conception de l’art dans le romantisme allemand
L’intuition d’Amiel qui voulait que tout paysage contemplé ne fût que l’indicateur d’un état d’âme semble donner une bonne description rétrospective de la conception du paysage propre aux romantiques allemands. En défendant l’idée selon laquelle la constitution de l’homme le destinait à saisir la na...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
Revue germanique internationale
2011
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| 总结: | L’intuition d’Amiel qui voulait que tout paysage contemplé ne fût que l’indicateur d’un état d’âme semble donner une bonne description rétrospective de la conception du paysage propre aux romantiques allemands. En défendant l’idée selon laquelle la constitution de l’homme le destinait à saisir la nature, Herder leur avait permis de la regarder comme animée et habitée de Dieu, d’en faire un reflet de l’âme romantique, et de dépasser ainsi les oppositions rousseauistes et les doutes kantiens sur la possibilité de connaître la nature. Dès lors, la contemplation du paysage devait permettre à l’individu de percevoir sa propre adaptation à l’ici-bas, l’adéquate inscription de sa propre personne dans la vie terrestre.Dès la rédaction de son « Plan pour atteindre le bonheur », Kleist semble vouloir suivre ce schéma. Dans leur virtuosité, ses descriptions de paysages semblent perfectionner le style romantique, et l’on serait tenté de les interpréter dans le sens d’Amiel comme des tableaux servant à dépeindre des états d’âme. Mais, chez Kleist, le tour de force romantique d’une identification symbolique échoue aussi bien face aux paysages réels que face aux paysages picturaux. |
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