Mise en perspective de L’origine de la géométrie : Hubert Damisch et la postérité de Husserl en philosophie de l’art

Les réflexions de Husserl dans L’origine de la géométrie ont connu une réception qui excède le cadre de la philosophie des sciences ou de l’histoire. On peut, à partir d’une lecture des cours de Merleau-Ponty sur l’institution (1954-1955) et le Beilage III (1960-1961), de l’« Introduction » de Derri...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor principal: Colmart, Jules
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue germanique internationale 2024
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les réflexions de Husserl dans L’origine de la géométrie ont connu une réception qui excède le cadre de la philosophie des sciences ou de l’histoire. On peut, à partir d’une lecture des cours de Merleau-Ponty sur l’institution (1954-1955) et le Beilage III (1960-1961), de l’« Introduction » de Derrida à sa traduction (1961), mais surtout de L’origine de la perspective (1987) de l’historien d’art et philosophe Hubert Damisch, saisir toute l’importance de sa théorie de l’historicité et des idéalités abstraites pour l’esthétique et la philosophie de l’art en France. Cet article prend pour exemple le cas de la perspective, sujet à controverse pour les historiens d’art. Damisch dans L’origine de la perspective (1987), un ouvrage conçu explicitement comme un « déplacement » de Husserl, tente de résoudre de façon originale le problème de l’historicité de l’art à partir de la phénoménologie. De surcroît, sa description des expériences de Brunelleschi comme origine du paradigme perspectif, à la croisée de l’optique, de la géométrie et de la peinture invite aussi bien à étoffer les concepts d’origine et de réactivation à partir de ceux de répétition d’origine (voire de Renaissance) qu’à repenser la relation husserlienne entre les idéalités sensibles et les idéalités abstraites : que deviennent en effet l’histoire de la pensée et le partage entre l’expérience sensible et la géométrie si s’insère un tiers-milieu, si le dessin et la peinture peuvent opérer à eux seuls un travail d’idéalisation objective ?