Les Principaux moments d’après le Faust de Goethe (Hauptmomente zu Goethes Faust) de Carl Christian Vogel von Vogelstein comme interprétation nazaréenne tardive d’un mythe clé de la modernité et ses prédécesseurs dresdois Moritz August Retzsch et Carl Gustav Carus
Grâce aux premières illustrations du Faust de Goethe par Moritz August Retzsch, de 1808 à 1810, une réception artistique intensive de l’épopée nationale allemande s’est instituée dans l’art des artistes romantiques dresdois et s’est étendue bien au-delà du xixe siècle. Chaque génération d’artistes a...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Revue germanique internationale
2024
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Grâce aux premières illustrations du Faust de Goethe par Moritz August Retzsch, de 1808 à 1810, une réception artistique intensive de l’épopée nationale allemande s’est instituée dans l’art des artistes romantiques dresdois et s’est étendue bien au-delà du xixe siècle. Chaque génération d’artistes a abordé à sa manière ce mythe clé de la modernité en créant ses propres stéréotypes de la figure de Faust afin de pouvoir l’accaparer à ses propres fins idéologiques. Outre Moritz August Retzsch et Carl Gustav Carus, c’est surtout Carl Christian Vogel von Vogelstein, peintre de cour saxon et professeur d’académie, qui s’est livré à une intense confrontation intellectuelle avec ses amis Retzsch et Carus – mais aussi avec le cercle intellectuel de l’Accademia Dantesca du prince Johann. Il a conçu une œuvre d’art riche en scènes dans laquelle la figure de Faust n’était plus considérée comme un stéréotype de l’homme qui fait un pacte avec le diable et finit en enfer, châtié de sa présomption et de son arrogance, mais comme un « homme noble doué d’éminentes qualités » (Vogelstein), qui expérimente sa purification à travers « divers processus de développement et métamorphoses de l’homme intérieur [avec la] nécessité [de passer par] le péché et qui fait l’expérience de la purification afin que le divin [en lui] » (Carus) puisse se libérer. Dans une perspective nazaréenne tardive, Vogelstein a établi un parallèle entre le processus de purification du développement humain vers le bien, vécu par Faust, et les transformations éprouvées par les protagonistes de La Divine Comédie de Dante et de l’Énéide de Virgile. En même temps, Retzsch et Carus, par leurs propres représentations de Faust, ont préparé la figure faustienne positivement connotée de Vogelstein. Ce dernier stéréotype montre un être humain tombé dans le péché par nécessité, mais capable de purification. Sa quête du sens et de la connaissance permet finalement d’espérer la possibilité d’un salut (chrétien). |
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