« La plus admirable personnification du génie germanique » : Faust comme stéréotype de la germanité
Le Faust de Goethe a bénéficié en France d’un accueil particulièrement riche : traductions, adaptations et commentaires n’ont cessé de se succéder tout au long d’un siècle où les relations politiques et diplomatiques entre les deux pays ont connu d’importantes fluctuations. Dans ce cadre mouvant, on...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue germanique internationale
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le Faust de Goethe a bénéficié en France d’un accueil particulièrement riche : traductions, adaptations et commentaires n’ont cessé de se succéder tout au long d’un siècle où les relations politiques et diplomatiques entre les deux pays ont connu d’importantes fluctuations. Dans ce cadre mouvant, on observe que Faust est convoqué de manière récurrente comme représentant typique de l’« esprit allemand ». Le présent article s’attache à suivre les diverses colorations que prend cette réception de Faust comme stéréotype de la germanité, depuis la parution de la pièce de Goethe en 1808 jusqu’au centenaire du Second Faust en 1932. Les étapes principales de ce parcours s’attachent donc à observer sur pièces les mutations du stéréotype au fil du temps. On observe ainsi quelques traits constants, mis en lumière par des oppositions telles que l’« esprit » français et le « Geist » allemand ou, sur un plan qui est d’abord linguistique, la clarté analytique française et le vague synthétique allemand. À partir de ces invariants cependant, le stéréotype se déplace peu à peu : à l’époque de Bismarck, Faust se teinte d’un pragmatisme prussien, avant d’incarner une forme de nietzschéisme volontariste un demi-siècle plus tard. Mais il incarne toujours l’Allemand. |
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