Panofsky et Suger de Saint-Denis
Huit cents ans après la consécration du chœur de l’abbaye de Saint-Denis par son prieur Suger, Erwin Panofsky, réfugié aux Etats-Unis, songe à publier un commentaire de certains écrits de Suger. Ce projet fut retardé par la publication aux presses de l’Université de Princeton d’un rapport sur la bom...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue germanique internationale
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Huit cents ans après la consécration du chœur de l’abbaye de Saint-Denis par son prieur Suger, Erwin Panofsky, réfugié aux Etats-Unis, songe à publier un commentaire de certains écrits de Suger. Ce projet fut retardé par la publication aux presses de l’Université de Princeton d’un rapport sur la bombe atomique américaine. Cette coïncidence permet en fait de comprendre certains aspects du modèle de correspondance entre pensée scolastique et architecture attribué à Panofsky. Ce n’est qu’au prix de multiples glissements entre le Pseudo-Denys, Denys l’Aréopagite et le martyr Denis que la métaphysique néo-platonicienne de la lumière a pu être mise en relation avec l’architecture de l’abbaye. Panofsky est au demeurant particulièrement prudent à propos de ce lien qu’il suggère plus qu’il ne l’établit. En revanche le personnage de Suger apparaît clairement dans le portrait qu’il en dresse comme un contre-modèle aux déviations et aux catastrophes du présent. L’histoire de l’art dans un contexte précis se veut une restauration de l’humanisme. |
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