Le moment messianique de Marx
Dans l’Introduction à la Critique de la philosophie du droit de Hegel, publiée en 1844 dans l’unique livraison des Deutsch-Französische Jahrbücher, Marx ne s’est pas contenté d’introduire pour la première fois le « prolétariat » comme porteur de la pratique révolutionnaire qui transformera l’émancip...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue germanique internationale
2011
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans l’Introduction à la Critique de la philosophie du droit de Hegel, publiée en 1844 dans l’unique livraison des Deutsch-Französische Jahrbücher, Marx ne s’est pas contenté d’introduire pour la première fois le « prolétariat » comme porteur de la pratique révolutionnaire qui transformera l’émancipation politique, œuvre de la bourgeoisie, en émancipation humaine, ouvrant la possibilité du communisme. Renversant ce que Miguel Abensour, dans une étude fondamentale, avait appelé le « moment machiavélien » de sa pensée, centré sur l’idée d’une « démocratie vraie » qui libérerait la politique de son assujettissement à l’État, il a construit une figure négative, fondamentalement « impolitique », où fusionnent les reprises de la tradition messianique judéo-chrétienne et le diagnostic de la crise européenne. On étudie la constitution de cette unité de contraires et on essaye d’en montrer la fonction matricielle pour toute la pensée de la praxis dans l’œuvre de Marx. |
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