Judaïsme et Politique Moses Mendelssohn, au crible d’Emmanuel Levinas
Cet article a pour objet d’étudier les conceptions de Moses Mendelssohn (1729-1786) en matière de politique et de judaïsme, en les mettant en relation avec la lecture qu’en a faite Emmanuel Levinas. Il se concentre sur Jérusalem, ou Pouvoir religieux et Judaïsme (1783), pour la traduction duquel Lev...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue germanique internationale
2012
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Cet article a pour objet d’étudier les conceptions de Moses Mendelssohn (1729-1786) en matière de politique et de judaïsme, en les mettant en relation avec la lecture qu’en a faite Emmanuel Levinas. Il se concentre sur Jérusalem, ou Pouvoir religieux et Judaïsme (1783), pour la traduction duquel Levinas a redigé une importante préface. L’article examine des aspects divers : en premier lieu, la réflexion commune sur la dissymétrie entre signe et contenu qui peut conduire à l’idolâtrie ; c’est pourquoi Mendelssohn formule sa loi cérémoniale qu’il qualifie de trait essentiel du judaïsme. Il la considère aussi comme une sorte d’écriture vivante qui par la dynamique du rituel et de la voix ne cesse de ranimer et de renouveler la transcendence du signe religeux. Ce problème, Levinas le formule à travers l’opposition conceptuelle entre « le Dire » et « le Dit ». Le Dire doit constamment perçer ce qui est dit pour exprimer la transcendance du Dire. Ainsi, les deux auteurs mettent l’accent sur la transmission orale de la tradition qui empêche le judaïsme de se figer en une lettre morte et qui lui permet de se constituer comme une entité complexe tant sociale que politique. C’est aussi dans la parole vive que s’enracine l’hospitalité qui doit se fonder sur l’entretien face à face pour trouver une paix durable. |
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