Cultiver le nationalisme dans les théâtres de plein air. La programmation musicale à Orange, Nîmes et Béziers, de 1894 à 1914
Entre 1870 et la Grande Guerre, le nationalisme français en expansion affecte le champ culturel. La programmation lyrique n’échappe pas à ce courant en reléguant le drame wagnérien jusqu’en 1891. Fondés sous la IIIe République, les Théâtres de plein air apparaissent comme des baromètres sensibles po...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue germanique internationale
2022
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Entre 1870 et la Grande Guerre, le nationalisme français en expansion affecte le champ culturel. La programmation lyrique n’échappe pas à ce courant en reléguant le drame wagnérien jusqu’en 1891. Fondés sous la IIIe République, les Théâtres de plein air apparaissent comme des baromètres sensibles pour mesurer ces processus de repli, d’autant que leur mission est de démocratiser le spectacle théâtral face à des milliers de spectateurs. En investissant les lieux patrimoniaux du Midi – Théâtre Antique d’Orange, amphithéâtres d’Arles et de Nîmes –, en sus des arènes de Béziers, ils deviennent les bastions de la culture gréco-latine qu’il s’agit de glorifier et d’enseigner aux citoyens. Nous mettons en perspective ces visées avec leur programmation musicale (opéra français ou italien, tragédie avec musique de scène) depuis 1894. Le point commun des œuvres, sélectionnées ou en création, est d’évoquer l’antiquité ou la contemporanéité en réactivant la civilisation méditerranéenne. Ce faisant, dramaturges et chorèges construisent une dramaturgie proclamée distincte de celle de Bayreuth. |
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