François-Esprit Auber dans la tourmente, de Gavroche aux Guermantes
François-Esprit Auber est mort le 12 mai 1871, en pleine révolte de Paris et reçoit immédiatement l’hommage de la Commune, ce qui indignera ensuite les autorités de la Troisième République. La plasticité de la figure d’un compositeur qui, entre 1871 et 1914, suscite critiques féroces et appréciation...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue germanique internationale
2022
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | François-Esprit Auber est mort le 12 mai 1871, en pleine révolte de Paris et reçoit immédiatement l’hommage de la Commune, ce qui indignera ensuite les autorités de la Troisième République. La plasticité de la figure d’un compositeur qui, entre 1871 et 1914, suscite critiques féroces et appréciations inattendues, soutiens et rejets, tant chez les musiciens français que chez les compositeurs étrangers (Wagner au premier chef), tant chez les politiques que chez les écrivains, ne laisse pas d’interroger. Les fêtes de son centenaire, en 1882, serviront de relai aux discussions mais surtout de point de départ à un renouveau de l’Opéra-Comique. Auber est alors au centre d’une polémique politique et esthétique, musicale et littéraire qui reflète les paradoxes des tentatives de réponses artistiques à Wagner, mais aussi à Strauss, sur fond de conflit franco-allemand de la seconde moitié du xixe siècle et du début du xxe. Mais c’est in fine la littérature et surtout Marcel Proust qui, dans une analyse assez proche de celle de Wagner, statufient Auber en révélateur des préjugés esthétiques du public français. |
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