« Inférences », « formations » et « sortilèges » analogiques. Positions de Wilhelm Wundt dans un débat interdisciplinaire en sciences de la culture

Cet article entend éclairer certaines positions de Wilhelm Wundt dans les sciences de la culture à partir des développements qu’il consacre à l’analogie. Transversale et transdisciplinaire, la question des « inférences » et des « formations » analogiques occupe alors aussi bien la linguistique que l...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Egile nagusia: Amat, Matthieu
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue germanique internationale 2022
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article entend éclairer certaines positions de Wilhelm Wundt dans les sciences de la culture à partir des développements qu’il consacre à l’analogie. Transversale et transdisciplinaire, la question des « inférences » et des « formations » analogiques occupe alors aussi bien la linguistique que la psychologie, la mythologie que la théorie de la connaissance, bien au-delà des enjeux du comparatisme. Wundt propose une analyse méticuleuse et sans équivalent des usages épistémiques de l’analogie dans les différentes sciences. Mais il la réduit à un type d’inférence, contestant qu’elle puisse être un « processus psychique » réel, et donc un facteur proprement génétique de la culture. Il restreint ainsi sévèrement les usages de l’analogie dans la mythologie (contre Ludwig v. Sybel ou Hermann Usener), s’oppose à la théorie du « sortilège analogique » de Karl Theodor Preuss et tente de déconstruire, contre Hermann Paul notamment, la notion linguistique de « formation analogique ».