Wilhelm Wundt et la parole au service de l’âme collective
Le premier volume de la Psychologie des peuples de Wilhelm Wundt (1901) était consacré aux peuples en tant qu’assemblées de locuteurs. La thèse sous-jacente à cette impressionnante synthèse en dix volumes était que par le langage, l’espèce humaine est passée du stade de la perception sensitive parta...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue germanique internationale
2022
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le premier volume de la Psychologie des peuples de Wilhelm Wundt (1901) était consacré aux peuples en tant qu’assemblées de locuteurs. La thèse sous-jacente à cette impressionnante synthèse en dix volumes était que par le langage, l’espèce humaine est passée du stade de la perception sensitive partagée avec les autres espèces animales à l’aperception, c’est-à-dire l’aptitude à générer des concepts à partir des percepts. La psychologie des peuples, fondée par le linguiste Heymann Steinthal et le psychologue Moritz Lazarus en 1851, mais régénérée par Wundt exactement un demi-siècle plus tard, concevait les sociétés humaines comme fondatrices d’abord des concepts par la capacité d’abstraction du langage, puis des mythes par sa capacité de donner sens à leur destin grâce au pouvoir narratif de ce langage, et enfin des mœurs par l’usage du langage pour structurer les sociétés. En tant que psychologue du langage, Wundt s’est étroitement associé au mouvement des néogrammairiens et a débattu avec deux de ses têtes pensantes, Berthold Delbrück et Hermann Paul, mais sa vision n’a rencontré qu’un faible écho, et c’est essentiellement comme théoricien de la psychologie expérimentale que Wundt est resté dans les mémoires. |
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