« Une culture traductrice » : quand les historiens de l’art (se) traduisent
L’histoire de l’art est « une culture traductrice » dans le sens où la formulation des savoirs liés à la discipline s’est nourrie du travail d’historiennes et d’historiens de l’art traduisant leurs recherches et les travaux de leurs pairs, ou les faisant publier en traduction. On envisage ici la tra...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue germanique internationale
2020
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’histoire de l’art est « une culture traductrice » dans le sens où la formulation des savoirs liés à la discipline s’est nourrie du travail d’historiennes et d’historiens de l’art traduisant leurs recherches et les travaux de leurs pairs, ou les faisant publier en traduction. On envisage ici la traduction comme matrice des activités de deux historiens de l’art attentifs au devenir des langues de la discipline et médiateurs de la Kunstwissenschaft, au Royaume-Uni pour Nikolaus Pevsner (1902-1983), et en France pour Daniel Arasse (1944-2003), afin de montrer que la traduction est productrice de discours sur l’art autant qu’elle s’en fait l’écho. Pevsner, en travaillant sur l’appareil critique qui accompagne les traductions de ses livres, produit le matériau d’éditions revues et augmentées dans la langue originale, et Arasse développe, en traduisant Erwin Panofsky, Meyer Schapiro ou Margot et Rudolf Wittkower, une réflexion poussée sur la terminologie de l’histoire de l’art. |
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