De l’histoire des formesà l’histoire des idées. Les premières « traductions » des textes de Max Dvořák, entre citation, reprise et plagiat

L’étude de la réception des textes de Max Dvořák par les historiens de l’art français permet de présenter différents modes de diffusion de ses théories en marge des traductions officielles. L’auteur a lui-même adapté ses textes allemands au public français, qui sut lire et comprendre directement ses...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autore principale: Fantoni, Matthieu
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue germanique internationale 2020
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’étude de la réception des textes de Max Dvořák par les historiens de l’art français permet de présenter différents modes de diffusion de ses théories en marge des traductions officielles. L’auteur a lui-même adapté ses textes allemands au public français, qui sut lire et comprendre directement ses premières publications. Le caractère étranger de ses articles semble même avoir garanti la reconnaissance de leur caractère objectif, dans un contexte marqué par de fortes orientations nationalistes. Peu après sa disparition, dans les années 1930, la non-traduction des publications a pu, à l’inverse, nuire à leur compréhension, en favorisant la réduction de ses idées à de simples « formules » par ses critiques. L’absence de traduction officielle a aussi facilité la récupération des textes par des plagiats en langue française qui ont entraîné un véritable détournement de ses publications. L’article propose une étude de ces différentes modalités d’appropriation, en suivant l’évolution des positions scientifiques de Dvořák.