La fabrique internationale de la science

Au XIXe siècle se développèrent de nouveaux lieux de savoirs : les congrès scientifiques internationaux. Entre 1850 et 1950, véritables fabriques internationales de la science, ils font événement bien au-delà des cercles savants. Placés sous le patronage de grandes personnalités politiques, ils inve...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Άλλοι συγγραφείς: Rabault-Feuerhahn, Pascale
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue germanique internationale 2013
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Au XIXe siècle se développèrent de nouveaux lieux de savoirs : les congrès scientifiques internationaux. Entre 1850 et 1950, véritables fabriques internationales de la science, ils font événement bien au-delà des cercles savants. Placés sous le patronage de grandes personnalités politiques, ils investissent les villes organisatrices et font la une des journaux, a fortiori lorsqu’ils sont couplés à l’organisation d’expositions universelles. Les congrès scientifiques internationaux offrent un bon observatoire de la construction de la science à l’échelle internationale. Dans un contexte de spécialisation et de disciplinarisation croissantes des domaines scientifiques, leur organisation pose des questions cruciales touchant à la délimitation et la structuration du champ concerné. Ils favorisèrent ainsi la standardisation d’outils disciplinaires, la reconnaissance de nouvelles théories, la mise en place de projets internationaux ou l’émergence de nouvelles disciplines. Mais les congrès témoignent aussi de la plasticité de pratiques scientifiques qui se comprennent tantôt comme nationales, tantôt comme universelles. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’Allemagne, principale puissance scientifique, cristallise les rivalités. Le boycott dont elle fera l’objet dans les réunions scientifiques de l’Entre-deux-guerres révèle l’incidence du politique dans l’organisation des congrès. L’idéal d’universalisme scientifique est en outre mis à mal par l’absence quasi complète de l’Asie, de l’Amérique du Sud, de l’Afrique et de l’Océanie.