Le Shakespeare de Garrick vu à travers le « système » du professeur Lichtenberg

Les historiens du théâtre ont validé le regard de Lichtenberg sur les scènes londoniennes de leur point de vue, en recourant à lui comme à un témoignage. Nous nous proposons de restituer sa qualité subjective, sa réflexivité à ce regard. Dans la perspective d’études interculturelles, il convient de...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Prif Awdur: Espagne, Geneviève
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Revue germanique internationale 2009
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Les historiens du théâtre ont validé le regard de Lichtenberg sur les scènes londoniennes de leur point de vue, en recourant à lui comme à un témoignage. Nous nous proposons de restituer sa qualité subjective, sa réflexivité à ce regard. Dans la perspective d’études interculturelles, il convient de reconstruire le processus d’appropriation de l’étranger et d’étudier les figures de la projection de l’un dans l’Autre. Il s’agit de montrer David Garrick, l’acteur interprète de Shakespeare, comme miroir de Lichtenberg, de ses propres préoccupations, de ses propres combats, de son « système », bref le Garrick qui apparaît à l’analyse du portrait proposé par ses Lettres d’Angleterre. La mise en évidence de la part allemande de ce portrait (démêlés de son auteur avec la physiognomonie de Lavater ou avec la jeune génération littéraire du Sturm und Drang) débouche finalement sur l’esquisse d’une vision esthétique de l’acteur selon le physicien-philosophe allemand, une vision proche des conceptions du Diderot du Paradoxe.