Warburg, Jolles et la nymphe florentine, de l’expérience partagée à l’anthropologie de l’art

Différentes sources, et notamment la correspondance ludique entre Aby Warburg et André Jolles intitulée Ninfa florentina et traduite dans ce numéro, mettent en évidence combien la nymphe se cristallisa dans des relations et des discussions qui dépassent la seule figure d’Aby Warburg. L’expérience pa...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Auteur principal: Trautmann-Waller, Céline
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue germanique internationale 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Différentes sources, et notamment la correspondance ludique entre Aby Warburg et André Jolles intitulée Ninfa florentina et traduite dans ce numéro, mettent en évidence combien la nymphe se cristallisa dans des relations et des discussions qui dépassent la seule figure d’Aby Warburg. L’expérience partagée d’un séjour prolongé en Italie, où la nymphe attire toutes les projections dans une série de mises en abîme et de jeux de miroir à la temporalité élaborée, révèle la signification complexe de l’art pour quatre jeunes Européens à Florence autour de 1900. En suivant le fil de la « nymphe florentine » on peut montrer combien les œuvres de Warburg et de Jolles, même après la fin de leur complicité, entretiennent un lien à distance et, dans une certaine mesure, s’éclairent l’une l’autre dans l’élaboration d’une approche anthropologique de l’art. Si Jolles ne fit jamais à proprement parler partie de la Bibliothèque Warburg, bien qu’il y ait été invité dans les années 1920, il joua un certain rôle dans l’élaboration de ce projet institutionnel.