En guise de préliminaires : destination et destin des sciences morales

Lorsque, dans le dernier tiers du XIXe siècle, la spécificité des sciences mora­les, leur autonomie même, est proclamée en Allemagne, avec Dilthey, c'est dans la restauration, toujours anti-métaphysique mais à nouveau résolument anti-physi­que, de l'autorité de la psycho-pédagogie, par con...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
מחבר ראשי: Bourgeois, Bernard
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue germanique internationale 2009
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Lorsque, dans le dernier tiers du XIXe siècle, la spécificité des sciences mora­les, leur autonomie même, est proclamée en Allemagne, avec Dilthey, c'est dans la restauration, toujours anti-métaphysique mais à nouveau résolument anti-physi­que, de l'autorité de la psycho-pédagogie, par conséquent tout autant contre Comte que contre Hegel. C'est bien l'héritage anti-hégélien qui, en Allemagne, à travers la séquence Schleiermacher-Dilthey-Gadamer, imprègne l'entreprise visant à maîtriser le corps des sciences de l'esprit. Ne convient-il pas [aujourd'hui] de restituer les sciences de l'esprit à l'esprit assumant dialectiquement sa création de soi ?