Un historicisme hétéronome. L’Assyrie de Gottfried Semper

Si l’architecture classique, de Vitruve à Winckelmann, a été caractérisée par sa solidité, sa fixité et sa « calme grandeur », le monument du xixe siècle était tout sauf immobile. Au xixe siècle, l’architecture se meut d’un pas rapide, disséminée sous la forme de fragments archéologiques, d’objets d...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor Principal: Hvattum, Mari
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue germanique internationale 2018
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Si l’architecture classique, de Vitruve à Winckelmann, a été caractérisée par sa solidité, sa fixité et sa « calme grandeur », le monument du xixe siècle était tout sauf immobile. Au xixe siècle, l’architecture se meut d’un pas rapide, disséminée sous la forme de fragments archéologiques, d’objets d’exposition, de textes et d’images. L’un des exemples les plus frappants de cette mobilité nouvelle est la prolifération d’images architecturales diffusées par la nouvelle presse illustrée. En faisant se côtoyer l’ancien et le nouveau, le haut et le bas, local et mondial, le nouveau média remet en cause l’hégémonie du classicisme et ouvre un nouveau champ hétéronome d’expression et de délibération architecturale. Cet essai part d’une étude de la presse au milieu du xixe siècle pour analyser les tentatives historicistes de légitimation de l’architecture à une époque où même les monuments semblaient en mouvement.