D’une radicalisation de l’historisme chez Reinhart Koselleck. Le projet renouvelé d’une théorie de l’histoire

Visant à combler le besoin théorique qui fait défaut à la science historique dans l’après-guerre, le projet auquel en appelle Koselleck vise à renouveler intégralement le champ traditionnellement dévolu, dans le contexte de l’historiographie allemande, à la « théorie de l’histoire » (Historik). C’es...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor Principal: Jollivet, Servanne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue germanique internationale 2017
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Visant à combler le besoin théorique qui fait défaut à la science historique dans l’après-guerre, le projet auquel en appelle Koselleck vise à renouveler intégralement le champ traditionnellement dévolu, dans le contexte de l’historiographie allemande, à la « théorie de l’histoire » (Historik). C’est à ce projet, qui s’offre également comme « théorie critique de l’histoire » ou encore comme « théorie historique transcendantale » (transzendentale Historik), que cet article est consacré, projet qui traverse de manière constante toute son œuvre, de ses travaux sur les concepts historiques (Begriffsgeschichte) au projet d’une sémantique des temps historiques, jusqu’aux recherches plus tardives dans le domaine de l’iconologie politique. Partant du contexte de crise et de l’expérience traumatisante de la guerre, nous nous proposons de remettre en perspective ce projet à la lumière du contexte encore tangible de la « crise de l’historisme » et de la solution que propose Koselleck pour en sortir, à travers une radicalisation des théories sur l’historicité et le renouvellement de l’Historik sous les traits d’une anthropologie historique appliquée à une pluralité d’histoires possibles.