L’école nouvelle de l’activité. Les réceptions contrastées de Fröbel et de Kerschensteiner en France

Friedrich Fröbel et Georg Kerschensteiner furent parfois salués comme deux héros de l’école nouvelle. Pourtant, bien qu’ils aient promu l’activité pédagogique, sous la forme du jeu ou du travail, les deux pédagogues allemands se sont vus reléguer derrière Montessori ou Dewey. Fröbel connut une récep...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor principal: Goubet, Jean-François
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue germanique internationale 2019
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Friedrich Fröbel et Georg Kerschensteiner furent parfois salués comme deux héros de l’école nouvelle. Pourtant, bien qu’ils aient promu l’activité pédagogique, sous la forme du jeu ou du travail, les deux pédagogues allemands se sont vus reléguer derrière Montessori ou Dewey. Fröbel connut une réception en France dès 1855, lorsque Marie Pape-Carpantier fut chargée d’expérimenter la pédagogie des jardins d’enfants dans une salle d’asile parisienne. Malgré une diffusion importante de ses écrits, même théoriques, dans la seconde moitié du xixe siècle, Fröbel vit cependant son rôle cantonné à l’école maternelle, avant que d’autres références ne l’y remplacent. Kerschensteiner, qui aurait pu lui aussi apparaître comme le continuateur de Pestalozzi et l’instigateur de l’école active, connut une réception brève, dès 1914, avant que de voir son étoile pâlir après la Seconde Guerre mondiale. Son Arbeitsschule fut supplantée en France par l’école du travail de Freinet, et la reconnaissance temporaire dont il jouit en tant que réformateur scolaire ou penseur de la culture et des valeurs ne suffit pas à en faire un classique de l’éducation.